A Berlin, chaque coin de rue possède son trio de distributeurs à bidules. Bonbons, balles rebondissantes, bijoux en plastique et autres gadgets s’achètent pour quelques centimes. La couleur rouge du boitier, la clé en métal à tourner et le petit déclic qui annonce que l’objet est prêt à être récupéré rendent l’opération ludique et rapidement grisante. On y prend goût !

Ces modes de distribution font partie du paysage urbain, au même titre qu’un élément de signalétique. C’est certainement ce qui a donné envie à un photographe de recenser tous ces minis distributeurs et de les compiler sur une immense affiche qu’il expose dans la rue, à la source de l’objet de son attention.

 (Affiche street photo, Berlin)

D’autres objets, moins traditionnels sont parfois distribués dans Berlin de la même manière comme celui ci-dessous qui propose des minis BDs … . Pour deux euros, le passant peut choisir l’une des trois histoires illustrées proposées.

(Distributeur à BD, Berlin)

Beaucoup d’objets pourraient se distribuer de cette manière. L’implantation de ces distributeurs un peu partout en ville en ferait un outil de street marketing idéal. Le distributeur automatique est d’ailleurs déjà en passe de proposer un nouveau mode de commercialisation. Friandises hier, produits hight tech ou parapluie aujourd’hui…

(Distributeur à pain à Lille, distributeur à Parapluie dans les gares et distributeur à produits électroniques à l’aéroport de Milan. voir ici pour d’autres exemples)

Tout se rend accessible en un tour de main. L’intermédiaire -créateur, producteur ou vendeur- s’efface au profit d’un paroie de plastique. Si cette manière de commercialiser répond parfaitement à notre besoin de disponibilité immédiate, qu’en est il de la valeur mise dans l’échange de bien ? c’est certain, pour que cette forme de distribution perdure, il faudra savoir compenser la valeur non reçue au moment de l’achat. Si la dimension nostalgique, ludique et même folkhorique des distributeurs de bidules berlinois y arrivent, ce n’est pas le cas de tous les autres. Des compensations restent à inventer.